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Les élections du printemps 2005 en Ethiopie

vendredi 7 octobre 2005

 {{Présentation de toutes les brèves publiées sur les élections éthiopiennes du printemps 2005}}

8 février 2005 - Elections en Ethiopie

Les élections législatives auront lieu en mai 2005, 38 millions d’électeurs seront appelés à se rendre dans 35 000 bureaux de vote. Les partis gouvernementaux (EPRDF) et le rassemblement des partis d’opposition (UEDF) se sont rencontrés pour s’accorder sur des droits nouveaux à l’opposition pour la préparation des élections. Ainsi, l’opposition aurait un accès plus large aux médias et des commissions régionales de contrôle garantiraient des élections honnêtes, le vote serait secret. Les discussions se poursuivent et l’opposition demande l’introduction d’un système proportionnel. La commission électorale a agrée 71 partis dont 13 au niveau national. La coalition au pouvoir veut donner plus de place aux femmes et souhaite leur réserver 30 % des sièges, alors qu’aujourd’hui 7,6 % des parlementaires sont des femmes, quant à l’opposition elle fait savoir qu’elle présentera des femmes candidates. Ces évolutions semblent marquer que la vie politique en Ethiopie a pris un tour nouveau avec des débats plus intéressants et un pluralisme mieux assumé.


Informations tirées des Nouvelles d’Addis N°45

15 mai 2005 - Elections en Ethiopie

Les Ethiopiens sont appelés aux urnes ce dimanche 15 mai pour élire les nouveaux membres du Parlement fédéral et de huit parlements régionaux. Ce sont les troisièmes élections générales organisées par le régime du Premier ministre Meles Zenawi, au pouvoir depuis 1991. Une participation massive est signalée à Addis Abeba malgré quelques cas de fraudes dans un bureau de la capitale.
Ces élections sont d’abord un test pour la jeune démocratie éthiopienne. C’est le troisième scrutin pluraliste depuis la chute de la dictature Mengistu en 1991. Mais le pluralisme est tout relatif en Ethiopie, où le Premier ministre et ancien chef rebelle Meles Zenawi, dispose actuellement d’une écrasante majorité de près de 90% des sièges au Parlement.
Cette année, la campagne a donné lieu à un débat démocratique sans précédent, avec accès de l’opposition aux médias d’Etat et affluence aux meetings électoraux. Ces progrès unanimement reconnus n’ont pas empêché des actes d’intimidation contre l’opposition, dénoncés par les défenseurs des droits de l’Homme, mais aussi par les observateurs de l’Union européenne.

Des observateurs internationaux
Une autre nouveauté, ce scrutin est le premier, en Ethiopie, à se dérouler sous contrôle international : plus de 300 observateurs étrangers sont déployés dans tout le pays, dont l’ancien président américain Jimmy Carter. Et si les autorités éthiopiennes ont accepté de se soumettre au regard extérieur, c’est qu’elles cherchent, aussi par ces élections, à asseoir leur crédibilité internationale. C’est un enjeu crucial pour un pays, l’un des plus pauvres du monde, avec 70 millions d’habitants, dont la moitié vit sous le seuil de pauvreté. L’Etat est largement tributaire de l’aide internationale, 40% de son budget est financé par la Banque mondiale et l’Union européenne.
Les élections se déroulent en un seul tour et les résultats provisoires sont attendus le 21 mai et les officiels le 8 juin. Et d’ores et déjà on parle d’un troisième mandant de cinq ans pour le Front populaire démocratique révolutionnaire éthiopien (EPRDF), la coalition du Premier ministre Meles Zenawi, au pouvoir depuis 1991.

Sylvain Biville (Radio France Internationale)

17 mai 2005 - Craintes de troubles après les élections

(...)Les 26 millions d’électeurs éthiopiens, avec un taux de participation qui pourrait dépasser 90%, ont fait la preuve que le scrutin destiné à élire à la fois les parlements régionaux d’Ethiopie et le parlement fédéral, dans lequel le parti ou la coalition au pouvoir désigne, pour un mandat de cinq ans , le premier ministre, était beaucoup plus ouvert.
(...) Dans un pays de 70 millions d’habitants où les percées économiques ne parviennent pas à se traduire en amélioration des conditions de vie pour la vaste masse de la population, le mécontentement a fini par devenir -grand première - un objet de débat au cours de la campagne électorale. Au premier rang de ces questions figure le statut de la terre. Le gouvernement maintient que le sol doit demeurer propriété de l’état, tout en veillant à en sécuriser l’exploitation pour chaque agriculteur. Mais une large partie de la population continue de réclamer la privatisation, estimant que c’est là le seul moyen pour les paysans d’augmenter leur production et d’en finir avec les famines endémiques du pays. Plus complexe encore, la question ethnique a été également un des grands thèmes de la campagne.
(...) il ne fait aucun doute que l’opposition devrait emporter bien plus que les 12 sièges qu’elle occupe dans l’actuel parlement, l’EPRDF détenant 481 sièges sur 547 et le reliquat revenant, jusqu’ici, çà des partis proches du pouvoir. Même s’il est exclu que l’opposition puisse emporter les élections, des observateurs estimaient déjà, dimanche soir qu’elle pourrait détenir de 150 à 200 sièges au parlement fédéral.
(...) A travers le pays, chacun a compris que des troubles pourraient éclater si l’opposition s’estimait flouée lors du calcul des résultats à l’échelle nationale, qui aura lieu après le décompte réalisé dans les 22 000 bureaux de vote.(...)

Extraits de l’article « Après avoir voté en masse l’Ethiopie redoute des troubles post- électoraux ». Jean Philippe Rémy. Le Monde du 17 Mai 2005

30 mai 2005 - Elections contestées

Le pouvoir et l’opposition revendiquent tous deux la victoire aux législatives du 15 mai, les troisièmes de l’histoire du pays. L’opposition, qui a effectué une percée historique, a remporté la totalité des sièges à Addis-Abeba, la capitale où le gouvernement a interdit toute manifestation pendant un mois.

8 juin 2005 - Plusieurs membres de l’opposition assignés en résidence en Ethiopie selon les observateurs de l’UE

ADDIS ABEBA (AP) — Plusieurs membres de l’opposition éthiopienne ont été assignés à résidence, ont rapporté mercredi des observateurs électoraux de l’Union européenne. La mission a fait part au gouvernement de « sa condamnation » à la suite des assignations à résidence, tracasseries et autres menaces imposées à des dirigeants de la coalition de l’opposition au cours des derniers jours, a précisé Ana Gomes, à la tête de la mission des observateurs de l’UE, lors d’une conférence de presse. Elle a fait ces déclarations après de violents heurts entre forces de l’ordre et manifestants qui contestaient les résultats des législatives du 15 mai. Les troubles ont fait au moins 22 morts et des centaines de blessés, selon des sources hospitalières. Ana Gomes a souligné que les observateurs avaient fait de leurs « profondes inquiétudes au sujet de la situation dangereuse à laquelle l’Ethiopie est désormais confrontée ». AP

France Presse 08/06/05 19h57

8 juin 2005 - Troubles suite aux élections

Confrontations entre forces de l’ordre et étudiants éthiopiens

Quelques 100 étudiants de l’université d’Addis-Abeba ont été confrontés, aujourd’hui dans l’enceinte de l’université, aux forces de sécurité, lorsqu’ils voulurent étendre leur protestation à la rue, selon l’agence Reuters citant des témoins oculaires.

Cette insurrection intervient à la suite de la manifestation de lundi, à l’université d’Addis-Abeba, au cours de laquelle une personne a été tuée et plusieurs autres, blessées. Les étudiants protestataires accusaient le Front démocratique révolutionnaire éthiopien, parti au pouvoir dirigé par le Premier ministre, Melès Zenawi, d’avoir manipulé les résultats des élections législatives du 15 mai.

La police éthiopienne ouvre le feu sur des manifestants : Au moins 22 morts

En Éthiopie au moins 22 personnes ont été tuées, plus d’une centaine d’autres blessées aujourd’hui, au troisième jour des manifestations contre les résultats des législatives du mois dernier. Selon des témoins, la police a ouvert le feu sur les manifestants qui lançaient des pierres, à Addis-Abeba. Des soldats et des policiers patrouillent les rues de la capitale éthiopienne où les boutiques sont fermées et les chauffeurs de taxis en grève de solidarité.

Le ministre éthiopien de l’Information a dit qu’il regrette les pertes en vie humaine, mais a imputé la responsabilité des troubles à la Coalition pour l’unité et la démocratie, un groupe de l’opposition. Des centaines d’étudiants ont été arrêtés en Éthiopie, depuis le début lundi des manifestations qui ont éclaté après la publication des résultats préliminaires des législatives.

Selon ces résultats, le parti au pouvoir a remporté la majorité au parlement, ce que rejette l’opposition qui parle de fraude massive. La mission d’observateurs de l’Union africaine dit que certains leaders de l’opposition ont été mis en résidence surveillée. Le chef de la mission, Ana Gomes, a condamné les arrestations et accusé le gouvernement éthiopien de harceler l’opposition.

Les Nouvelles d’Addis

9 juin 2005 - La France appelle toutes les parties à la retenue

La France suit « avec préoccupation » l’évolution de la situation en Ethiopie, où au moins 22 personnes ont été tuées dans des violences post-électorales, et appelle toutes les parties à la « retenue », a déclaré jeudi le ministère français des Affaires étrangères à Paris. « A la suite des récents événements survenus à Addis Abeba qui ont fait plusieurs victimes et que la France suit avec préoccupation, elle appelle toutes les parties éthiopiennes à faire preuve de retenue et à poursuivre le processus politique jusqu’à son terme dans un esprit de dialogue et de concertation », a déclaré Cécile Pozzo di Borgo, porte-parole adjointe du ministère.

Addis Abeba était jeudi quadrillée par les forces de l’ordre après des heurts meurtriers mercredi entre la police et des manifestants qui dénonçaient des fraudes dans les élections législatives du 15 mai.

Le gouvernement a mis en garde contre tout nouveau rassemblement de protestation contre les résultats officiels partiels des législatives, les plus disputées de l’histoire de l’Ethiopie, qui donnent la majorité absolue à la coalition au pouvoir du Premier ministre, Meles Zenawi, et à ses alliés.

XINHUA

9 juin 2005 - Le bilan des violences de mercredi porté à 26 morts

ADDIS ABEBA - La capitale éthiopienne Addis Abeba s’est réveillée calme mais quasi-déserte. Les forces de l’ordre quadrillaient la ville, au lendemain de heurts entre police et opposants qui ont fait au moins 26 morts, selon un nouveau bilan. Les forces de l’ordre contrôlaient la ville. Aux carrefours, des policiers municipaux par groupes de trois, généralement sans armes, mais des auto-mitrailleuses de la police fédérale sillonnaient le centre, ainsi que quatre blindés légers servis par plusieurs hommes lourdement armés. La circulation automobile était particulièrement réduite, privée des taxis et des mini-bus de transport en commun : leurs conducteurs ont entamé un deuxième jour de grève de soutien aux manifestants, malgré un appel à la reprise du travail lancé par l’administration de la capitale. La plupart des boutiques et des banques privées restaient en outre fermées, tandis que les banques d’Etat étaient ouvertes. Le gouvernement a mis en garde contre tout nouveau rassemblement de protestation contre les résultats officiels partiels des législatives du 15 mai, qui donnent la majorité absolue à la coalition au pouvoir du premier ministre Meles Zenawi. Les manifestations avaient commencé lundi, à l’initiative des étudiants sur les campus de la capitale. L’opposition accuse depuis plusieurs semaines le parti au pouvoir d’avoir intimidé les électeurs et d’avoir truqué les résultats du scrutin pour se maintenir au pouvoir. L’armée a ouvert le feu mercredi pour disperser une manifestation de l’opposition. Le ministre de l’information Bereket Simon a fait savoir que quatre personnes avaient succombé à leurs blessures dans la nuit, ce qui porte le bilan des violences à 26 morts. L’opposition et l’Union européenne ont par ailleurs affirmé que plusieurs leaders de l’opposition étaient en résidence surveillée. « La mission (d’observateurs dépêchée par l’UE) a fait part au gouvernement de sa condamnation des mises en résidence surveillée et des mesures de harcèlement et de menaces imposées par l’opposition », a déclaré sa responasble Ana Gomez. © ATS

10 juin 2005 - Emeutes à Addis

Au moins 22 personnes, selon des sources hospitalières, ont été tuées, mercredi 8 juin à Addis Abeba, dans des heurts entre police et manifestants, tandis qu’une centaine d’autres ont été blessées. Les manifestants protestaient contre les résultats provisoires des élections législatives du 15 mai en Ethiopie, donnant la victoire au pouvoir en place et entachés, selon eux, de fraude.

Le soir même des élections, le premier ministre éthiopien sortant, Meles Zenawi, avait pourtant interdit, pour une durée d’un mois, toute manifestation dans la capitale et ses environs.

Malgré cela, des centaines étudiants qui dénonçaient des fraudes électorales ont commencé à manifester lundi à Addis Abeba. Malgré une répression violence, ces manifestations n’avaient fait qu’un mort jusqu’à mercredi matin.

MANIFESTANTS, POLICIERS, OU SIMPLES PIÉTONS

Les nouvelles manifestations ont ensuite été beaucoup plus meurtrières. La police a fait état de 17 tués « confirmés ».Selon des témoins, la police a tiré dans la foule dans au moins trois quartiers du centre d’Addis Abeba. Les manifestants étaient armés de pierres. Il n’était pas possible de déterminer dans l’immédiat si les victimes étaient des manifestants, des policiers, de simples piétons ou des émeutiers.

« Je rentrais à la maison, un policier m’a tiré dessus dans le quartier Mercato, je ne participais à aucune manifestation », a affirmé Getu, un salarié de 22 ans, qui a été blessé à la jambe. « Je m’occupais de mon fils de 7 ans, j’ai ouvert la porte et on m’a tiré dessus. Je suis très en colère parce que je ne manifestais pas », a encore assuré Ateneyesh Mamo, 39 ans, qui a été blessée au bassin.

Les chauffeurs de taxi et de mini-bus privés à Addis Abeba ont, de leur côté, déclenché une grève en soutien aux étudiants. « Nous manifestons contre les résultats des élections et contre ce qui vient de se passer avec les étudiants », a déclaré Johnny, un chauffeur de taxi, avant que le bilan des manifestations de mercredi ne soit connu. Les autorités éthiopiennes accusent l’opposition d’encourager les étudiants à manifester.

Les résultats définitifs des élections n’ont pas encore été publiés. Mais, selon des résultats provisoires de la commission électorale, le pouvoir sortant obtient la majorité absolue des sièges au Parlement fédéral. Les résultats provisoires, qui portent sur 513 des 547 circonscriptions du pays, accordent 320 sièges au Front populaire démocratique révolutionnaire éthiopien (EPRDF, au pouvoir) et à ses alliés, et 193 sièges à l’opposition, qui n’en avait que 12 dans le Parlement sortant. Ce sont les élections les plus disputées de l’histoire de l’Ethiopie. M. Meles, qui a pris le pouvoir en 1991, devrait être reconduit au poste de premier ministre pour un mandat de cinq ans.

13 juin 2005 - Ethiopie : accord pouvoir-opposition sur les plaintes aux élections, arrestations à Addis

Deux jours après la mort de vingt-six personnes au moins à Addis Abeba dans des heurts avec la police et malgré de nouvelles arrestations vendredi, l’opposition et le pouvoir éthiopiens se sont entendus vendredi pour étudier ensemble les plaintes électorales déposées après les législatives du 15 mai et qui sont au cœur de la crise.

Une cinquantaine de personnes de l’opposition ont été arrêtées depuis mercredi, selon les derniers chiffres fournis par celle-ci.

L’opposition a par ailleurs remporté une petite victoire jeudi soir, après que la Cour fédérale éthiopienne eut jugé « illégale » la publication par la Commission électorale des résultats provisoires des élections.

L’opposition reprochait à la Commission d’avoir publié ces résultats alors que les plaintes déposées par les différents partis n’avaient pas encore été étudiées.

Les élections du 15 mai sont les plus disputées de l’histoire de l’Ethiopie, pays pauvre de la Corne de l’Afrique et deuxième pays le plus peuplé du continent.

La Commission électorale a donné vainqueur la coalition au pouvoir, le Front populaire démocratique révolutionnaire éthiopien (EPDRF), tandis que l’opposition affirme l’avoir emporté si les plaintes qu’elle a déposées sont correctement étudiées.

Vendredi, les différents partis se sont entendus pour « participer à l’examen » des plaintes électorales déposées à la Commission. Jusqu’à présent, les plaintes étaient uniquement étudiées par la Commission électorale, dont les principaux membres sont nommés par le Premier ministre.

Les partis se sont aussi engagés à « chercher la résolution de tous les problèmes à travers des moyens légaux et paisibles ».

Ces engagements, l’accord sur les plaintes et la décision de la Cour fédérale, pourraient contribuer à désamorcer la crise actuelle en Ethiopie, selon des sources concordantes.

« Le fait que nous avons gagné le procès et que nous signons cet accord aujourd’hui va, je l’espère, casser l’impasse » entre le gouvernement et l’opposition, a estimé Beyene Petros, le vice-président de l’une des deux principales formations de l’opposition, le Front éthiopien démocratique uni (UEDF).

« L’événement d’hier et celui d’aujourd’hui pourraient énormément aider à restaurer la confiance parmi les électeurs », a aussi jugé un diplomate qui a requis l’anonymat.

Cependant, une fois l’accord signé vendredi, les parties concernées ont immédiatement émis des réserves sur ce texte.

« Avec tous les meurtres, les arrestations et les harcèlements qu’a subis le pays, il serait naïf de penser que les nobles objectifs de cette déclaration soient appliqués », a déclaré Getachew Shiferaw, un responsable de l’une des principales formations de l’opposition, la Coalition pour l’unité et la démocratie (CUD).

Vendredi, les arrestations, liées aux manifestations et incidents du début de la semaine, se poursuivaient en effet.

Au moins une trentaine de personnes ont été arrêtées vendredi dans le quartier Urael à Addis Abeba, selon des témoins. Une autre tentaine de personnes, menottées et entourées de policiers, marchaient dans le quartier Mexico (sud), a constaté un photographe de l’AFP.

Jeudi soir, une centaine de personnes avaient aussi été interpellées dans plusieurs zones de la capitale, selon des témoins.

L’association éthiopienne des droits de l’Homme (Ehrco) a confirmé que des interpellations massives avaient lieu ces derniers jours à Addis Abeba et dans plusieurs villes du pays. La police n’a ni infirmé ni confirmé ces informations.

Le centre Carter de l’ancien président américain Jimmy Carter, qui dispose de ses propres observateurs sur place, a exhorté vendredi le gouvernement éthiopien à mettre un terme aux « mesures extrêmes » utilisées par ses forces de sécurité contre ses opposants.

Vendredi, pour la deuxième journée consécutive, la situation était tendue mais calme à Addis, où patrouillaient des policiers et des militaires, pour certains lourdement armés.

La tension était montée d’un cran lundi avec des manifestations d’étudiants à Addis Abeba qui protestaient contre les résultats provisoires des élections. Mercredi, la situation avait dégénéré dans la capitale, lors de heurts entre la police et des groupes de personnes, non formellement identifiées

1er juillet 2005 - Ethiopie : le rêve brisé

La démocratie naissante prise en otage
Après une campagne électorale très ouverte et de nombreux débats contradictoires qui avaient fait rêver à une démocratie naissante, les élections en Éthiopie ont tourné au cauchemar : résultats publiés avec retard, doutes sérieux sur les chiffres officiels, opposition qui crie au truquage malgré des gains importants, manifestations d’étudiants et grève des taxis puis répression brutale de la population d’Addis-Abeba : entre 30 et 40 personnes tuées par les forces spéciales, des dirigeants de l’opposition sous surveillance, 3.000 personnes arrêtées dans la capitale et détenues loin de la ville. Comment en est-on arrivé là ?

Lire l’article de robert Wirren sur le site des « Nouvelles d’Addis »


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