bandeau

Les Montagnes de Balé

Un Parc National à plus de 4000 mètres d’altitude
dimanche 19 octobre 2014 par O. Lavoisy

« Imaginez un monde de luxuriance, de forêts enchantées saturées de brouillard, de montagnes majestueuses, un monde de laves qui s’étendent par-delà les horizons, peuplé de créatures qui ne vivent nulle part ailleurs... un monde de contrastes, géographiquement tropical et que pourtant la neige et la glace recouvrent à l’occasion... des plateaux haut-perchés, offrant leur ventre aux caprices du ciel et du vent, bordés d’escarpements vertigineux que des brumes capricieuses dissimulent aux plaines d’Abyssinie. Bienvenue dans les Montagnes de Balé ! »

Qui n’a jamais rêvé de voyager comme l’Oiseau, en ligne droite et très haut pour découvrir d’autres plateaux et des montagnes différentes ?

La revue de la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux), L’Oiseau Magazine, dans sa livraison de l’été passé, publiait un article sur le Parc National des Montagnes de Balé fort didactique comme il se doit sur le milieu naturel, non sans prendre en compte la présence humaine.

Initié en 1970 le projet de Parc aura subi moultes péripéties politico-administratives, pour le dire pudiquement, avant de ressusciter dans un contexte socio-économique radicalement différent quand, en 2004, la Société Zoologique de Francfort lance une « campagne de revitalisation du parc » avec le soutien des autorités. À l’origine vide d’habitations permanentes, le plateau Sanetti —zone centrale du Parc en quelque sorte— comporte en 2006 quelques 40 000 personnes aux côtés de 170 000 têtes de bétail et 18 000 chiens « plus ou moins vagabonds » (sans oublier que le territoire du Parc alimente en eau 12 millions de personnes en aval).

De votre lecture à hauteur d’ailes, vous découvrirez la particularité du loup d’Abyssinie, en voie d’extinction, qui est friant du rat-taupe géant. Vous devrez monter très haut car le Plateau culmine à 4400 mètres à d’altitude. Vous verrez peut-être le Singe de Balé que l’on croyait disparu. Vous survolerez assurément la forêt de Balé, à 3500 mètres d’altitude, qui est la plus grande d’Éthiopie.

À tire-d’aile, Petits Oiseaux, vous découvrirez probablement des enjeux humains tout aussi prégnants.

Et pour voler plus loin ? L’auteur, Delphin Ruché, peut être contacté pour tout renseignement (ou pour découvrir l’ampleur de ses activités de naturaliste-photographe). Il est l’auteur d’un livre sur le sujet, dont les quelques échos dans la revue laissent présager une écriture de qualité tant avec les mots que les images. Quant au Parc, il est possible de le survoler chez soi avec sa souris par le truchement de son site internet.

(Merci à K-RC).

.


Accueil | Contact | Plan du site | | icone statistiques visites | info visites 377451

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site L’Ethiopie  Suivre la vie du site Géographie   ?

Site réalisé avec SPIP 3.0.19 + AHUNTSIC

Creative Commons License