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L’adoption : un service comme un autre ?

lundi 30 janvier 2012

Polémique ? Coup de gueule ?
Le bilan financier de Passerelle pour l’année 2011 m’a – comment dire ? – interpelée…

La situation économique actuelle est difficile pour tout le monde. Nous croisons tous les jours dans la rue des gens en grande misère sociale. Il peut sembler normal à certains d’entre nous de s’investir pour lutter contre cette misère qui touche nos plus proches voisins plutôt qu’à l’autre bout du monde.

37% des familles ayant adopté ne sont même pas adhérentes de l’association. Cela ne me choque pas que 37% de familles ne soient pas donateurs réguliers, chacun donne où il veut, ou ne donne pas, parce qu’il ne veut ou ne peut pas…

Mais ce chiffre est finalement le reflet de ce que nous vivons au niveau de l’adoption : je ne parle même pas des 3 ou 4 familles (cela ne fait finalement que 1%) qui ont pris leur enfant sous le bras et ont disparu dans la nature au point de ne pas même envoyer le premier suivi. Mais parlons plutôt de beaucoup d’autres : peut-être sont-ce ces 37% ? Je n’en sais rien. Je ne connais pas les noms, ni des adhérents, ni des non-adhérents… Ces familles qui, une fois leur enfant accueilli, après avoir bénéficié de plusieurs dizaines d’heures de travail bénévole pour pouvoir accueillir leur (ou leurs) enfant(s), estiment normal de tourner la page immédiatement (non, pas 10 ou 15 ans après…) et de ne plus faire partie de l’association après avoir « consommé ses services ». Ces familles sont probablement les mêmes qui ne viennent jamais à aucune assemblée générale, aucun pique-nique, aucune manifestation, n’apportent pas leur aide pour les actions bénévoles. Car si tout le monde n’a pas les moyens de donner, qui ne peut pas libérer, quelques heures, ou une journée une ou deux fois par an ? Est-ce que dans ces 37% de familles, il n’y a que des familles qui n’ont ni le temps, ni l’argent ???

Ces familles ont-elles un jour réfléchi au fait, que si tout le monde avait agi de manière aussi égoïste qu’elles, elles n’auraient pas pu adopter leur enfant ? Si les fondateurs de notre association, puis d’autres ensuite, n’étaient pas là pour la faire tourner, ils n’auraient aucune aide pour monter leur dossier, pour les accompagner vers leur enfant. D’ailleurs, si tous ces bénévoles et donateurs ne s’étaient pas investis, n’avaient pas organisé des spectacles, des conférences, des ventes d’artisanat, etc. le Toukoul n’existerait pas et leur enfant n’aurait pas survécu.

Alors oui, je sais que c’est général, que dans toutes les associations, le clientélisme est de rigueur à notre époque. Je sais aussi que nous tous, bénévoles, ne faisons pas ça pour avoir des remerciements, mais parce que nous sommes motivés par un idéal, que ces enfants retrouvent une famille.

Au final, j’avoue avoir le plus grand mal à comprendre que dans ce domaine, on puisse, consommer un service et disparaître, sans ne plus jamais donner d’autre signe de vie qu’un suivi annuel après qu’on les ait relancés. J’avoue avoir du mal à comprendre que plus du tiers des familles paye une fois dans sa vie 20€ de cotisation, puis disparaît dans la nature après avoir obtenu le service souhaité : créer leur famille. Que plus du tiers des familles n’estime pas nécessaire de renvoyer l’ascenseur et de participer à la vie de l’association...


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